Tu travailles en France (ou avec une équipe francophone), et ton quotidien ressemble à ça :
-
En réunion, tu comprends… mais quand il y a une pause pour que tu parles, ta langue se fige.
-
À la machine à café, tu souris beaucoup (trop), parce que la conversation part vite, partout, et tu ne sais pas comment rentrer dedans.
-
À midi, tu te retrouves dans ce moment bizarre où tu “existes” en français… mais à moitié.
-
Et parfois, dès que ton accent sort, on te bascule en anglais “pour t’aider”. (Alors que toi, tu veux vivre en français.)
Je te rassure : ce n’est pas un problème de grammaire.
C’est un problème de réflexes, de vocabulaire vivant, et surtout… de pratique dans les vrais sujets, ceux qui font que les gens te voient comme une personne intéressante, pas juste “la collègue étrangère sympa”.
Dans cet article, je te donne des conseils concrets, du vocabulaire prêt à l’emploi, et des clés culturelles pour parler français au travail sans surjouer, sans te crisper, et sans te transformer en manuel scolaire sur pattes.
1) La vraie difficulté au travail : ce n’est pas “parler français”… c’est suivre le rythme social
Au bureau, il y a deux français différents :
-
Le français “fonctionnel” : “Tu peux m’envoyer le doc ?”, “On se cale un point ?”, “Je te fais un retour.”
-
Le français “social” : l’humour, les sous-entendus, les petites plaintes, la complicité, les opinions, les débats.
Et c’est le deuxième qui décide souvent de ton intégration.
Parce que c’est là que tu crées :
-
des relations,
-
de la confiance,
-
et cette sensation d’être “dans le groupe”.
Donc ton objectif n’est pas d’avoir “un bon niveau”.
Ton objectif, c’est de pouvoir tenir une conversation qui vit : rebondir, nuancer, taquiner, raconter, réagir.
2) Les règles culturelles implicites (celles qu’on ne t’explique jamais)
✅ La plainte légère = lien social
Oui, en France, on se “plaint” beaucoup. Mais souvent, c’est une forme de complicité.
Phrases utiles :
-
“Ah là là… quelle journée.”
-
“On est déjà mardi ? Je suis en avance sur rien.”
-
“J’ai l’impression que cette semaine dure 48 heures.”
Tu n’as pas besoin d’être négatif. Juste humain.
✅ L’humour : auto-dérision > performance
Tu veux faire rire ? Pas besoin de sortir une punchline parfaite. L’auto-dérision marche très bien.
-
“Je suis encore en mode lundi.”
-
“Mon cerveau est en pause café permanente.”
-
“J’ai tenté d’être productive… ça n’a pas pris.”
✅ Les Français aiment les opinions… mais avec nuance
Tu peux avoir un avis, même simple, tant que tu sais l’adoucir.
Formules magiques :
-
“Je vois ce que tu veux dire, mais…”
-
“Je suis partagé(e).”
-
“Ça dépend, en fait.”
-
“Je ne suis pas expert(e), mais j’ai l’impression que…”
Ça te fait passer de “je réponds” à “je participe”.
3) Les phrases qui te sauvent quand tu ne sais pas quoi dire
Le secret, c’est d’avoir des phrases-ponts.
Celles qui te donnent 3 secondes pour respirer, et qui te gardent dans la conversation.
Pour gagner du temps
-
“Attends, je réfléchis…”
-
“Comment dire…”
-
“Laisse-moi formuler ça.”
Pour relancer
-
“Et toi, t’en penses quoi ?”
-
“C’est quoi ton expérience là-dessus ?”
-
“Tu veux dire que… ?” (et tu reformules)
Pour ne pas faire semblant
-
“J’ai pas tout capté, tu peux répéter la dernière partie ?”
-
“Tu peux le redire plus lentement ?”
-
“C’est quoi exactement le sens de ‘___’ ici ?”
Bonus : ça montre que tu es engagé(e), pas “en difficulté”.
4) Le vocabulaire du bureau (le vrai, celui qu’on utilise)
Organiser / proposer
-
“On se cale un point ?”
-
“Tu es dispo quand ?”
-
“Je te propose qu’on fasse ça comme ça.”
-
“On peut faire simple.”
Donner un avis sans être brutal
-
“Je suis pas sûr(e) que ce soit le mieux.”
-
“Ça me paraît un peu risqué.”
-
“Je comprends l’idée, mais j’ai une réserve.”
-
“Je vois un problème potentiel : …”
Faire un suivi (sans avoir l’air sec)
-
“Je me permets de relancer.”
-
“Tu as eu le temps de regarder ?”
-
“Tu me dis quand tu peux.”
Quand tu n’as pas compris
-
“Tu peux me donner un exemple ?”
-
“On parle de quoi exactement ?”
-
“Ok, donc si je résume…”
5) Les sujets “safe” pour créer du lien (et ceux qui demandent un peu plus de vocabulaire)
Pour parler avec tes collègues, tu as besoin de pouvoir naviguer entre petit et plus profond.
Safe & efficaces (à maîtriser en premier)
-
week-end / vacances
-
restos / bouffe / cafés (évidemment)
-
séries / films / podcasts
-
sport / habitudes
-
vie à Paris / transports / quartiers
Questions simples :
-
“Tu fais quoi ce week-end ?”
-
“T’as une reco de resto dans le coin ?”
-
“Tu regardes quoi en ce moment ?”
Pour passer au niveau “je fais partie du groupe”
-
actualité (sans se jeter dans un débat violent)
-
travail : organisation, méthodes, frustrations
-
société / culture (avec nuance)
-
expériences perso (sans entrer dans l’intime)
Phrases pour entrer dans ces sujets sans stress :
-
“J’ai vu un truc intéressant sur…”
-
“Je me demandais…”
-
“C’est un sujet compliqué, mais…”
Et là, tu commences à avoir ce que beaucoup d’expats cherchent vraiment :
des conversations où ta personnalité existe en français.
6) Le piège des apprenants très “smart” : vouloir sonner trop sophistiqué
Je te le dis avec bienveillance : beaucoup de personnes très intelligentes font cette erreur.
Elles se disent :
“Je ne veux pas sonner basique… donc je vais parler compliqué.”
Sauf que les Français parlent souvent simple.
Et un français trop “écrit” te met dans une case : étranger qui parle bien mais pas naturel.
Objectif : sonner vivant, pas impressionnant.
Exemple :
-
Trop scolaire : “Je souhaiterais aborder ce sujet ultérieurement.”
-
Naturel : “On en reparle plus tard ?”
7) Mini plan d’entraînement (réaliste) pour progresser au travail
Chaque jour (5 minutes)
-
Choisis 1 phrase utile (relancer, nuancer, résumer).
-
Utilise-la 1 fois dans la journée, même si c’est imparfait.
2 fois par semaine (15 minutes)
-
Écoute un contenu court en français (radio, extrait YouTube).
-
Note 3 expressions que tu peux dire au bureau.
1 fois par semaine
-
Fais une vraie séance de conversation guidée.
Parce que c’est là que tu transformes tes connaissances en réflexes.
8) Pourquoi tu as besoin de parler de plein de sujets (et pas juste “le français du travail”)
Parce que la relation avec tes collègues ne se construit pas uniquement sur des mails et des réunions.
Elle se construit sur :
-
une discussion de 6 minutes à la pause,
-
une vanne à la cafet’,
-
un débat spontané à table,
-
un “raconte !” après ton week-end.
Si tu veux te sentir intégré(e), crédible, légitime…
Tu as besoin d’un français qui te permet d’exister dans plein de thèmes.
Et ça, ça ne se travaille pas en apprenant des listes.
Ça se travaille en parlant. Régulièrement. Dans des conversations réelles.
Et si tu veux arrêter de “survivre” en français au bureau…
À la Ohlala French School, on ne te donne pas juste “du contenu”.
On te met dans une routine où ton français devient une vraie langue de communication :
-
8 séances de conversation par semaine (du lundi au dimanche)
-
des profs natifs bienveillants qui te donnent du feedback utile (pas du perfectionnisme)
-
des ressources en autonomie pour t’immerger dans le français vivant
-
du shadowing pour parler plus naturellement
-
une ambiance “salle de sport”, mais pour ton français : régulière, simple, durable
Et surtout : tu pratiques sur des sujets variés, comme dans la vraie vie.
Le but, c’est que tes collègues arrêtent de te voir comme “quelqu’un qui apprend le français”…
et te voient comme toi. Point.
🎁 7 jours d’essai gratuit pour tester et voir si c’est fait pour toi.


